Historique de la prise en charge des personnes en fin de vie :

Historique de la prise en charge des personnes en fin de vie :

Les soins aux mourants existaient déjà au Moyen-Age dans toute l’Europe. A cette époque, il faut citer “les confréries de La Bonne mort”. Les malades pouvaient bénéficier d’une assistance physique et psychologique par des personnes très dévouées, ils étaient soignés et accompagnés dans le plus grand respect jusqu’à la mort.

Ces confréries à travers la France étaient des associations bénévoles qui se chargeaient d’aider les mourants, d’aider les familles lors des funérailles et dans le soutien au deuil des familles.

On appelait de telles maisons “hospices” dont l’un des plus connus était l’«Hôtel Dieu» à Beaune qui avait, entre autre, comme charge d’accueillir les malades indigents qui ne pouvaient mourir chez eux dans dans la dignité, et qui partaient mourir à l’hôpital.

Dans la deuxième partie du 19ème siècle, des organisations souvent confessionnels sont constitués avec comme vocation l’accueil et l’accompagnement des mourants.

En 1842, Jeanne Garnier, aidée de deux amies, fonde à Lyon une petite association qui un an après prendra la dénomination “d’Association des Dames du Calvaire” avec pour objectif de panser les plaies, de soulager et d’accompagner “les incurables”.

En 1870 à Dublin s’ouvre “l’Hospice Notre-Dame” et à Londres celui de “Saint Joseph” où des religieuses apportent une telle attention aux mourants que le terme “d’hospice” ne peut se dissocier de ce travail d’accompagnement en Grande Bretagne.

En 1874, à Paris, rue de Lourmel, s’installe la maison des Dames du Calvaire, renommée depuis 1971 “Maison Médicale Jeanne Garnier”.

En 1946, deux femmes laïques décident en France de partager ensemble une vie d’adoration et fondent une nouvelle communauté et qui s’appelle maintenant “les Oblates de l’eucharistie” et n’ont en France que deux maisons, l’une “la maison Notre Dame du Lac” à Rueil Malmaison près de Paris et l’autre près de Lille à Freleinghien qui s’appelle “la Maison JeanXXIII”.

En 1967, Cecily Saunders, étudiante en médecine après avoir été infirmière et assistante sociale dans les années 1950, crée et ouvre le Saint Christopher’s Hospice à Londres ou les malades incurables et mourants y bénéficiaient d’un traitement médical spécifique, de soins adaptés, mais aussi d’un soutien émotionnel, spirituel et social.

Cicely Saunders devint ainsi la fondatrice du mouvement palliatif moderne et décédera elle-même à St. Christopher en 2005 à l’âge de 87 ans.

St. Christopher devint alors le modèle de très nombreux établissements de soins palliatifs, en Angelterre tout d’abord, puis dans environ 90 pays.

En Suisse, Rosette Poletti, originaire de genève, commença à sensibiliser son environnement aux demandes en soins palliatifs à l’Ecole du Bon Secours de Genève dans les années 1970 et à la suite des conférences d’Elisabeth Kübler-Ross en Suisse, plusieurs groupes de bénévoles tels que “Hospiz Aargau”, l’Association zurichoise pour l’accompagnement des malades incurables ainsi que des groupes de bénévoles à l’Hôpital Cantonal de Baden voient le jour.

De 1970 à 1971, un groupe d’étudiants en médecine de Paris, à l’initiative du Père Verspieren, va visiter le Saint Christopher de Londres et rapportent autour d’eux l’intérêt qui devrait être porté à cette nouvelle création britannique et l’intérêt qu’il y aurait à ce que ces méthodes de soins au mourants se répandent en France.

En 1976 le Conseil de l’Europe se prononce sur “Les droits des malades et des mourants” :
- Droit à la liberté ;
- Droit à la dignité et à l’intégrité de la personne ;
- Droit d’être informé ;
- Droit aux soins appropriés ;
- Droit à ne pas souffrir ;

Ces droits ont pour objectif de :

- Savoir pour mieux aider ;
- Savoir être et savoir faire ;
- Savoir percevoir la détresse des familles ;
- Savoir se protéger.

1985 : Le Ministre de la Santé, Edmond Hervé, décide de la création d’une commission ministérielle présidée par Madame Geneviève Laroque. Le document a été rendu public sous la forme de “circulaire du 26 août 1986″ sur l’organisation des soins et l’accompagnement des malades en phase terminale.

1er juin 1985 : A partir de cette circulaire, la première Unité de Soins Palliatifs de 12 lits ouvre ses portes le à l’Hôpital International de l’Université de Paris devenu depuis l’Institut Mutualiste Montsouris.

1986 : Circulaire de Michèle BARZARCH sur les mesures destinées à améliorer l’accompagnement des mourants ;

04/02/1995 : Obligeant les professionnels de santé de prendre en charge la douleur des “patients” ;

1998 : Circulaire de mise en place d’un plan triennal de développement des soins palliatifs ;

9 juin 1999 : Loi d’officialisation de la pratique des soins palliatifs.

2002 : Plan international de soins palliatifs définis par l’Organisation Mondiale de la Santé.


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