Déshydratation
Troubles de l’hydratation
Très fréquent chez la personne âgée :
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7 % des motifs d’hospitalisations ;
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Favorisée par des modifications physiologiques dues au vieillissement (perte de la sensation de soif) ;
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Souvent induite par la perte d’autonomie et la maladie ;
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La surveillance de l’état de la personne (apports et pertes hydrique) relève du rôle de l’Aide-Soignante (propre de l’I.D.E).
Les causes liées au vieillissement :
Facteurs liés à l’âge :
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L’équilibre hydro électrolytique devient précaire chez la personne âgée ;
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L’eau ne représente plus que 50 % du poids du corps ;
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Altération de la sensation de soif ;
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Altération de la fonction rénale et pertes hydriques urinaires plus importante ;
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Le système de régulation hydrique est perturbé.
Les causes liées aux facteurs extérieurs :
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Troubles cognitifs et locomoteurs (incapacité à se lever ou à demander à boire) ;
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Crainte de boire par peur d’incontinence ou trouble de déglutition ;
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Anorexie qui diminue la part d’eau dans les aliments ;
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Etat fébrile ou forte chaleur ;
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Troubles digestifs ;
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Traitements diurétique ou laxatif.
Equilibre électrolytique :
L’eau est un de nos principaux constituants. Elle constitue 60 % du poids du corps (soit 40 litres).
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L’eau se répartie dans différents secteurs de notre corps :
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Milieu intracellulaire ;
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Milieu extracellulaire.
Les échanges hydriques :
| Pertes | Volume / jour | % |
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Apport Volume / jour %
Cliniquement la personne présente :
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Une perte de poids ;
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Une hypotension ;
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Une tachycardie ;
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Une asthénie importante ;
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Une oligurie parfois difficile à apprécier s’il existe une incontinence urinaire ;
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Une hypotonie des globes oculaires ;
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Un pli cutané, signe majeur de la déshydratation.
Risque de déshydration :
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Il y a un bas débit cérébral : Risque d’hémiplégie ;
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Il y a un bas débit coronarien : risque d’infarctus du myocarde ;
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Il y a un bas débit du rein : risque de poussé d’une insuffisance rénale.
Sur le plan clinique il existe :
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Une sécheresse buccale,
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Des troubles neurologiques avec confusion et des épisodes de somnolence qui alternent avec des phases d’agitation,
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Une hypotension,
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Une tachycardie.
La réhydratation :
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La réhydratation doit commencer le plus tôt possible quand la déshydration s’installe ;
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Privilégier la voie orale ;
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Proposition d’eau et de petites doses de façon répétée ;
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Utiliser de l’eau gélifiée chez les personnes ayant des troubles de la déglutition (fausses routes) ;
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Face à une déshydratation importante la voie orale n’est pas suffisante.
La sonde nasogastrique :
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L’eau est injectée à débit constant par nutripompe ;
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L’apport hydrique se fait en position demi assise afin d’éviter tout risque de régurgitation et d’inhalation responsable de pneumopathie ;
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Surveillance de la bonne position de la sonde.
La perfusion :
Perfusion sous-cutanée :
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de plus en plus utilisée.
Perfusion intraveineuse :
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se font toujours à débit constant pour éviter toute surcharge hydrique brutale ;
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se font lorsque le patient est dans le coma, si le patient vomit, si la réhydratation nécessite un apport supérieur à 2000 ml.
Surveillance de la réhydratation :
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Courbe de la tension artérielle,
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Courbe du pouls,
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Courbe des diurèses,
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Courbe des températures,
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Courbe du poids.
Surveillance chimique :
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La réhydratation s’accompagne toujours d’une surveillance biologique et clinique de la personne.
Actions préventives :
Relèvent du rôle de l’Aide-Soignant (sur délégation de l’I.D.E) :
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Surveillance de toute modification récente du comportement, une somnolence, une asthénie, des troubles cognitifs ;
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Surveillance des effets thérapeutiques.
Comment bien hydrater :
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Développer le « réflexe hydrique » d’ apprentissage et d’absorption régulière de boissons ;
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Apprendre à boire sans soif ;
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Feuille de quantification de l’hydratation.
Conclusion :
La réhydratation est un accident fréquent dans le grand âge.
Si elle n’est pas dépistée à temps les conséquences sont extrêmement grave comme génératrice d’escarres, de pneumopathies, de troubles neurologiques, de phlébites, d’embolies.